Découpages, poyas, etc.Biographie Pierre Bichet
Biographie de l’artiste
Né à Pontarlier le 29 novembre 1922, Bichet s’intéresse très tôt au dessin. A la fin de sa scolarité, il passe quelques mois à l'Ecole Régionale des Beaux-Arts de Besançon, puis réussit le concours d'admission à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris et choisit, en octobre 1942, de travailler dans l'atelier d'Untersteller.
La Guerre – une vie aventureuse dans la résistance
Se refusant à partir en Allemagne, il est arrêté par la Gestapo le 10 mars 1943, incarcéré et interrogé par les Allemands à la prison de Pontarlier. Il réussit à s'échapper et à gagner la zone libre. Il fait désormais partie du maquis de Malleval, que les Allemands anéantissent en janvier 1944, massacrant la population. Les survivants se dispersent et Pierre Bichet continue la résistance dans le maquis de Chartreuse, puis dans les maquis jurassiens jusqu’à la libération de Pontarlier en septembre 1944.
Il termine la guerre dans le 7e bataillon de chasseurs alpins sur le front des Alpes.
Carrière artistique – amitiés et partages de talents
Il reprend ses études sérieusement en octobre 1945 dans l'atelier Narbonne. Outre la peinture, il s'intéresse à la gravure et fréquente les ateliers où il rencontre fréquemment des grands peintres qui exécutent leurs pierres ou cuivres (Dali, Tamayo ...). Bichet acquiert un solide métier de lithographe.
Alors qu’il pensait partager sa carrière entre Paris et le Jura, dont il a besoin spirituellement et physiquement, il décide dans les années 50 de redevenir un Jurassien à temps complet. Il crée alors à Pontarlier son atelier de gravure et de lithographie et donne quelques cours à l'Ecole Régionale des Beaux-Arts de Besançon.
Il fréquente et accueille de nombreux peintres, dont le suisse Lermite avec lequel se nouera une profonde amitié. Formé à l'art de la gravure à Paris, il exerce une influence certaine sur le renouveau lithographique de la Franche-Comté et fait profiter les autres artistes de son expérience et de son matériel.
Il est d’abord l’animateur puis dès 1967 le président du Salon des Annonciades (principale manifestation artistique de Franche-Comté).
Volcanologie – l’aventurier à la caméra
Sa vie jurassienne et sa curiosité naturelle l'incitent à profiter pleinement de toutes les aventures qui peuvent se présenter dans le Jura: alpinisme, ski, spéléologie.
Il fait la connaissance d'Haroun Tazieff lors d’une conférence et les deux hommes se lient rapidement d’amitié. Il l’accompagne en 1956 dans un tour du monde des grands volcans en tant que compagnon et opérateur de prises de vues. Le peintre acquiert ainsi le goût des volcans et des voyages, et prend part à la plupart des expéditions de Tazieff.
Les voyages lointains alternent avec de fréquents séjours à Pontarlier, où, doué d'une grande facilité d'adaptation, il redevient peintre et graveur.
Archéologie – exploration du passé régional
Les vestiges préhistoriques (ossements, silex...) trouvés lors d'explorations spéléologiques éveillent sa curiosité pour le passé. Il commence à se passionner pour l'archéologie.
Dès 1961, il obtient l'autorisation de fouiller et assume la direction des recherches archéologiques dans la région de Pontarlier. Les fouilles se succèdent sous sa direction et aboutissent à la mise à jour de nombreuses sépultures de l'époque celte. Les riches collections qui en résultent justifieront la création du Musée de Pontarlier, où elles trouveront refuge.
Famille – un couple uni
En 1949, il épouse «la Biche». Celle-ci joue un rôle considérable dans sa vie. Elle est tolérante face à ses fréquentes absences et, par son travail, le dégage le plus possible des soucis financiers. Ils ont cinq enfants, dont trois décèderont. Ces épreuves affectent profondément le peintre.
Expositions – une œuvre d’une grande richesse
Plus de 30 expositions personnelles (dont deux au Grand-Cachot en 1972 et 1984) et participation à une centaine d’expositions collectives.


