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Kim Bachmann 

Je suis cerf, je suis terre, je suis écailles, je suis eau, je suis furie, je suis mélodie, je suis temps, je suis printemps, je change au gré du vent. Je suis feu, matière, mouvement. Je suis air, histoire, trajectoire. Multiple, organique, magique, personnage fantastique.

Alina Mnatsakanian

La vie en trait et en mouvement

 

Les marques : les traits se superposent, les points se lient. Tout est lié. Les formes sont libres, souvent abstraites. Le pinceau ou le feutre se déplacent librement sur les supports, similaires aux trajectoires de la vie. La superposition des traits se manifeste comme une allusion de mouvement et de profondeur. Parfois les traits remplacent le support même ou se meuvent en temps réel pour devenir des peintures animées.

Les effacements : en effaçant une partie des traits déjà effectuée, les formes et les couleurs deviennent plus épurées. La concentration est sur le temps présent, sur l’essentiel.

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Carolina Restrepo

Née à Caracas en 1979 dans une famille colombienne, Carolina grandit dans plusieurs pays d’Amérique latine au gré des activités successives de son père, artisan imprimeur, et de sa mère styliste.

Co-fondatrice de la compagnie de danse contemporaine Puropie et enseignante à l’Ecole Nationale de Danse, elle construit des univers visuels posés en équilibre sur la frontière du regard et du mouvement. Prenant distance avec le folklorisme de l’art caribéen, elle développe un langage minimaliste et urbain qui semble vouloir replacer le rêve et la magie au centre de nos réalités quotidiennes.

Les dessins et vidéos présentés dans cette exposition paraissent se tenir au milieu de nous par leur propre volonté. Leurs traits viennent nous interpeller et troubler nos représentations du monde sans jamais nous révéler s’ils sont la réminiscence d’un passé mythique, le fruit de rituels occultes ou la vision indiscutable d’un avenir magique et apaisé.

Maricela Salas

Comment pouvons-nous nommer quand ...

Comment faire pour ne pas avoir peur de ...

Comment dois-je faire pour ne pas chanceler quand ...

Je suis en train d’oublier la raison pour laquelle ...

Il me semble que je dois apprendre à ...

Une fois que tu seras parti, peut-être que ...

Apprendre à désapprendre, c’est apprendre à ...

Les pièces que je présente décodent  la chronique d’une vision individuelle et humaine qui commence à se raconter depuis deux ans.

Elles parlent d’un petit noyau familial dont les aléas, les émotions et les défis à relever ont ébranlé les convictions et l’espérance personnelle de l’auteure.

Elles expriment la cohabitation que j’ai apprise et ce que je vais désapprendre.

ap a desaprender 9, 140 x 50 cm, oěleo sobre tela 2020.jpg

Thomas Hunziker 

Débordements de bronze

 

L’éventail du travail de Thomas Hunziker s’étend depuis des expérimentations plutôt conceptuelles jusqu’au figuratif  classique. Pour lui, une approche contemporaine peut coexister avec une approche traditionnelle. Durant les phases de sa vie à l’étranger, ses œuvres sont évidemment fortement liées aux lieux respectifs. Les sculptures présentées au Grand Cachot font partie d’une série d’expérimentations avec des formes créées aléatoirement. L’idée générale de départ est de trouver des agencements techniques conduisant les formes à se créer d’elles-mêmes, afin de rendre superflu le travail créatif de l’artiste.